Oillascoa (grotte)

la grotte d'Oillaskoa

La randonnée proposée sur cette fiche , est une randonnée découverte. Notre objectif est d'aller rendre visite à la grotte d'Oillaskoa.
A deux pas du chemin de Saint-Jacques hyperfréquenté, tout ce secteur de la montagne basque est un secteur peu visité par les randonneurs.
Michel Angulo dans un de ses ouvrages en parlait et présentait une carte du secteur.
Pour ma part, c'est également une découverte , n'étant allé que dans le secteur voisin d'Elhursaro où je reviendrais.
La randonnée présentée est courte et facile, même si l'accès à la grotte nous a paru malaisé ( versant pentu, sentier sur mini barre rocheuse) bien que des moutons s'en soit servi comme abri .
Mais tout randonneur peut faire la rando en se contentant de rester sur la crête au dessus du cayolar d'Oillascoa.
A noter que pendant l'occupation du cayolar, il faudra le contourner par le haut, afin de ne pas gêner berger et troupeaux..

A noter également que les falaises voisines peuvent servir à l'édification de nid de gypaète et que  la mairie de Saint-Michel a émis un arrêté sur ce secteur. En prendre connaissance. Des chasseurs faisant une battue dans les ravins voisins ayant eu des problèmes ( voir au bas de page extrait article
adgpp  et chercher sur la page Oillaskoa - texte reproduit au dessous des photos )

Découvrons la randonnée



Descriptif 
Se diriger vers le col d'Arnosteguy.  (route napoléon) Se garer à l'intersection de la piste des cabanes d'Oillaskoa 1250m (1ere à gauche après la croix Thibault).
Suivre cette piste descendante vers les cabanes. Lorsqu'elle fait des lacets, les couper. Passer au dessus des cabanes d'Oillascoa, et retrouver et suivre la piste jusqu'au cayolar d'Oillaskoa.
Traverser les enclos ( ou contourner par le haut la cabane) et arriver face à la falaise versant EST de la crête d'Oillaskoa.
Descendre une centaine de mètres en longeant la mini-barre, et remarquer un passage (bien marqué par le passage des brebis) qui permet de passer au-dessus  ( en fait plusieurs passages possibles). Longer environ 50m  cette mini-barre, puis monter à gauche rejoindre un petit plan herbeux incliné ( sentier) dominé par la grotte.
On accède à l'entrée de la grotte d'Oillaskoa. Si on veut faire quelques pas à l'intérieur , faire très attention de ne pas se cogner la tête

Redescendre le plan herbeux, longer la mini-barre par le haut, rejoindre le versant pentu et remonter vers le haut de la crête. Contourner le gros rocher et commencer une descente en longeant les barres rocheuses. On peut également profiter d'un point faible de la barre pour passer sur le flanc nord et descendre vers le collet de Zinahatzu ( passage bien marqué par plusieurs sentes de brebis).
Sinon , arriver au bas de la barre et remonter vers le collet.
Regarder à présent vers l'ouest pour l'itinéraire de retour. Il faudra remonter une épaule herbeuse descendant de l'Urdanasburu, puis vers le haut bifurquer vers la gauche ( coté sud) pour rejoindre le plus loin possible la route napoléon qui passe en haut.
Descendre vers le ruisseau et remonter vers l' épaule, puis la suivre le plus haut possible en utilisant les sentes qui se présentent. 
Ensuite, bifurquer vers le sud , en évitant de redescendre dans les combes voisines .
Aux abords d'Urdanarré, et au dessus du cayolar de Larrondo , la montagne est couverte de piquants et de bruyères. Remonter alors droit et rejoindre la route Napoléon.
On aboutit alors à une centaine de mètres après la croix Thibault.
Reste à suivre vers le sud la petite route et rejoindre le point de départ..

Il va de soi qu'on peut faire un Aller-Retour sur la piste de départ, ou même qu'on peut accéder aux cabanes d'Oillascoa en voiture.  Mais l'intérêt n'est-il pas de s'oxygéner et de faire un peu d'activité physique ?

A noter: depuis la route col d'Arnosteguy - Orgambidé, et si on regarde le chainon d'Oillaskoa depuis les environs de l'intersection de la piste des cabanes d'Urkulu, l'entrée de la grotte d'Oillaskoa est visible.

Donnée de la randonnée 6,30 kms D+ 315m  2h10mn
Une trace est récupérable sur le lien http://www.visugpx.com/YjeX7JsIkV
ou sur le lien  http://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=10961005

Une illustration en photos de la randonnée

























Texte extrait du site adgpp
Syndicat National de la ChasseChasse info Pays basque : des chasseurs accusés d'avoir mené une battue interditeSource : Sud Ouest25/04/2013 Accusés d’avoir mené une battue de renards sur la zone de nidification d’une espèce hautement protégée,le gypaète barbu, ils sont jugés ce jeudi à Bayonne Le gypaète barbu représente 35 couples dans les Pyrénées, dont 10 du côté français Cinq chasseurs ont rendez-vous avec la justice, cet après-midi, au tribunal de Bayonne. Ces Basques, âgés de 54 à 70 ans ont organisé le 28 mars 2010 une battue de destruction de nuisibles très contestée. Elle se déroule au lieu-dit Oilaskoa, à Saint-Michel. Dans cette verdoyante contrée de Basse Navarre, les hommes armés auraient indirectement empêché la nidification d’une espèce hautement protégée : le gypaète barbu De quoi faire sortir du bois les défenseurs de la biodiversité. En l’occurrence la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), ainsi que la Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest (Sepanso 64). Ces deux plaignants reprochent aux chasseurs d’avoir agi en temps prohibé et d’avoir aggravé leur cas en utilisant un véhicule pour se rendre sur les lieux du « crime ». « Ils sont venus pour le renard (un fait non contesté par la Fédération des chasseurs), explique l’avocat de la LPO, Me Ruffié. Ici,cette battue de destruction a été autorisée dans un cadre dérogatoire en février 2010, par arrêté préfectoral. Or le 1er mars de cette même année, un autre arrêté réduisait la zone d’intervention des chasseurs, dans le but de protéger le gypaète. Et l’endroit où ils se trouvaient faisait partie des secteurs défendus. Les chasseurs doivent se renseigner et non attendre qu’on les informe. » Selon la LPO, le gypaète en nidification aurait été aperçu par un agent de l’Office national de la chasse et une représentante de l’association Saiak (vautour en basque), affiliée à la LPO. Celle-ci aurait, de surcroît, « repéré les chasseurs à la longue-vue », d’après Me Ruffié. « Elle les a vus arriver en voiture, puis mettre leurs gilets fluorescents et débuter la battue », précise l’avocat. De son côté, la Fédération de chasse des Pyrénées-Atlantiques jurera que les chasseurs n’ont jamais eu connaissance du deuxième arrêté, évoqué par le défenseur de la LPO. Les prévenus devraient également étayer leur défense par deux témoignages : ceux d’un agent technique de la Fédération des chasseurs et d’un berger, qui parlent d’un vautour « quelconque » et non d’un fragile gypaète barbu. « Nous détenons un constat d’huissier, montrant que le nid d’Oilaskoa n’était pas occupé par un gypaète », assure Michèle Augé, la directrice de la Fédération départementale des chasseurs. « La société intercommunale de chasse de Garazi se fonde sur l’arrêté du 19 février 2010, poursuit-elle. Il définit quinze battues possibles pendant une période de destruction des nuisibles, allant du 1er au 31 mars, en ce qui concerne le renard. » Au final, le plan national pour la préservation du gypaète barbu, coordonné par la LPO, restera au cœur des débats. Et ce, quel que soit le mode de défense des uns et des autres. D’un côté, la Fédération de chasse rappellera sans doute qu’elle assure le suivi de cet oiseau, afin d’alerter ses membres lorsqu’un gypaète s’installe. De l’autre, la LPO insistera sur la négligence des chasseurs dans un contexte « d’extrême urgence ». « Il ne faut pas reproduire avec le gypaète les erreurs commises avec l’ours des Pyrénées », prévient Me Ruffié.